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Prévention des consommations de drogues

LA MORSURE, de Georges de Cagliari

Dans la pièce « La Morsure  » nous insistons fortement sur les risques induits par la consommations de drogues. Sans complaisance ni timidité, nous reproduisons des réalités où peu ou prou nombre de jeunes peuvent se reconnaître.

Notre propos est de faire mesurer, sans discours moralisateur, les dangers qui peuvent découler de certains comportements sachant que la consommation zéro est quasi inexistante.
Selon les associations de produits, les quantités et ou la fréquence, la consommation peut amplifier les risques sanitaires et sociaux
aussi bien en termes de risques aigus qu’en termes de risques
chroniques. Nous montrons dans la pièce et dans le débat, les usages nocifs, d’abus et de dépendance en s’attachant à la santé selon la
définition de l’OMS c’est à dire en élargissant à la sphère affective et sociale, dans une conception de santé globale. Il importe donc que chacun puisse aborder ses limites, identifier les facteurs de risques pour mieux comprendre et se positionner.

Addiction1 Le positionnement contre le cannabis est clair, sans être alarmiste, il s’agit de faire comprendre que sa consommation peut
révéler voire instaurer une fragilité
psychologique et un réflexe de fuite, qui lui est potentiellement dangereux. Quand à l’ecstasy, nous insistons fortement sur ses risques et sa nocivité. Si cette drogue continue à circuler en raison de son prix relativement modeste, des facilités pour s’en procurer dans les lieux festifs, de son mode d’utilisation et des vertus conviviales qu’on lui prête, des éléments précis d’information sont plus que nécessaires.
De plus, face à une consommation régulière de produits, nous
abordons les incidences sur le cerveau qu’elles soient physiques ou considérées comme psychiques (concentration, mémoire, altération du caractère, troubles de comportements parfois déclencheur d’une pathologie psychique etc…), tant certains de ces risques ne sont pas pris au sérieux par les jeunes consommateurs de drogues, car il lui est difficile de se projeter dans le temps.
Si la notion de plaisir n’est pas évacuée pour que l’approche du sujet reste crédible, et prévenir des risques qui découlent de leur usage, qu’il soit nocif ou de dépendance, nous faisons ce qui nous semble urgent : démythifier les drogues. Pour certaines drogues comme le crack, le réflexe de peur est relativement ancré dans les esprits. C’est pourquoi nous soulignons surtout les risques comportementaux : la prise par curiosité « pour voir » ou parce qu’on pense que « en une fois on ne peut pas être dépendant.
La pièce « la Morsure » de 30 minutes a une approche réaliste en s’appuyant sur le mode comportemental; quand au débat de 1h30, il nourrit la réflexion à partir des éléments de la pièce et des connaissances du public, permettant à celui-ci de poser son point de vue et d’échanger avec l’ensemble du groupe. La médiatrice qui organise les échanges, soulève les interrogations, ponctue, modère ou informe.
Les deux temps de l’action portent donc sur la relation aux produits, les motivations à Consommer, la résistance aux pressions de groupe, le rôle de l’environnement et des personnes relais, ainsi que les lieux de ressources où les jeunes peuvent s’adresser.