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Equilibre alimentaire des ados

« Le goût de la vie » une pièce de
Georges de Cagliari sur l’équilibre nutritionnel des adolescents

Avec cette pièce-débat, il s’agit de favoriser l’expression physique et verbal des adolescents sur le thème de l’alimentation afin d’augmenter le bien-être, de réduire les surpoids, réduire la sous-alimentation et de contribuer de façon durable à l’amélioration de sa santé (selon la définition de l’OMS).
Les rapport des adolescents à la nourriture sont aussi divers que complexes. Les modifications physiques qu’ils subissent, leur évolution psychologique, l’image souvent fluctuante qu’ils ont d’eux même pèsent à l’évidence sur leurs comportements alimentaires.
Pour nous, il importe que la façon de se nourrir soit perçue comme un élément de santé présente et future, mais sans négliger le plaisir qui peut en découler.
Sur un mode ludique, apparaître les erreurs ou les manques sans jamais discriminer ceux dont le comportement alimentaire ne correspond pas à ce qui serait souhaitable.
Faire prendre conscience que le corps, son développement harmonieux et son équilibre constitue la base nécessaire à la construction pleine et entière d’un individu. Cette notion nous permettra aussi de mettre en évidence la nécessité d’activités physiques qui s’inscrivent tout naturellement dans la vie quotidienne et ou d’activités sportives bénéfiques pour le corps, mais aussi facteur d’intégration sociale. Ceci nous semble d’autant plus important que vivant plus que tout autre dans un monde de l’image, l’adolescent peut avoir une propension à des distractions statiques dont les incidences addictives sont évidentes. Tout ceci sera fait avec des personnages auxquels les adolescents garçons et filles pourront facilement s’identifier, tant dans la diversité de leurs approches alimentaires, que des images corporelles et mentales dans lesquelles ils se reconnaîtraient. Encore faut-il le faire avec un outil qui leur soit adapté, qui parle à leur imaginaire, suscite leur réflexion et leur participation active.
L’aspect ludique du théâtre s’oppose au caractère parfois didactique de l’apprentissage classique. L’essence même du théâtre par la notion du jeu permet d’apprendre en s’amusant. Le théâtre interactif réutilisant la forme du théâtre-forum, tout en l’adaptant pour qu’il soit un véritable outil conçu pour la prévention avec la collaboration de professionnels, concoure à la promotion de la santé dans différents domaines. Cette forme amène une implication très forte de la part des spectateurs puisqu’il propose le jeu de rôle comme moyen de découverte, et d’apprentissage, dans un cadre parfaitement défini avec des objectifs clairs.
Par sa capacité à transformer un concept abstrait en situations concrètes sur lesquelles on peut agir de surcroît, le théâtre interactif s’affirme comme un outil de prise de conscience et de réflexion, particulièrement adapté à la jeunesse et à sa psychologie.
Face à ce public, nous savons d’expérience que pour être entendu, il vaut mieux donner à voir et à participer. De plus il est important de faire comprendre qu’entretenir son corps par une activité physique régulière est source de bien-être, et peut nous aider à mieux vivre, à bien grandir, et à rester physiquement plus autonome avec l’âge, en lui associant une alimentation équilibrée.
Nous organiserons des action de sensibilisation en groupes en direction des enfants, des familles et adultes professionnels de la santé et de l’éducation séparément, complétées par des échanges tout au long de l’année avec les enfants où les équipes éducatives pourront s’appuyer sur les ateliers d’expression qui prolongeront les premières séances de sensibilisation pour un travail plus en profondeur et plus individualisés afin d’augmenter et de rendre plus visibles les résultats obtenus.
En effet des études scientifiques prouvent que l’association d’une alimentation équilibrée et d’une activité physique permet de diminuer les risques à court ou long terme de maladies diverses, il est aussi présent à nos esprits que bouger influe sur notre psychique et sur notre bien-être , que créer ou recréer un lien fort entre l’individu et son propre corps est un facteur favorisant. L’activité physique quelle qu’elle soit permet de part sa régularité de se réapproprier son enveloppe corporelle.
Le spectateur, dans un apprentissage concret et bienveillant de ce rapport à soi augmentera ses compétences psychosociales et son rapport aux autres et à son environnement.
Le corps connaît tellement de transformations à l’adolescence et la pression de la société est si forte qu’il nous semble primordial de cibler nos actions de prévention vers la jeunesse pendant sa phase de développement.
A partir du moment où le lien à son corps est construit et entretenu, il devient plus naturel et agréable de bien se nourrir et de s’entretenir physiquement. Nous ne le faisons plus parce que nous devons le faire ou parce que des messages de santé le préconisent, mais nous le faisons parce que nous ressentons les bénéfices immédiats de cette relation privilégiée à nous-mêmes. A ce titre l’expérience théâtrale nous semble un outil adapté de prise de conscience et d’appropriation de son corps.

Résumé de la pièce

Emma, Pierre et Abdel échangent avant d’aller déjeuner à la cantine, sur le fait qu’Abdel a décidé de ne pas les suivre, mais de se faire son repas à lui : trois barres de céréales, un paquet de chips et une boisson gazeuse, qu’il a acheté avec son argent de poche, sans que sa mère le sache. En sortant du réfectoire, Emma retrouve Jade, tandis que Pierre décide de rejoindre Abdel resté tout seul.
Jade s’extasie devant le modèle d’un magazine et raconte à Emma qu’elle fait tout pour lui ressembler, quitte à modifier son alimentation et supprimer des repas. Emma lui fait remarquer qu’elle n’est pas aussi grosse qu’elle le dit, mais Jade ne se voit déjà plus telle qu’elle est.
Lors d’un entraînement d’endurance, Pierre et Abdel se moquent du surpoids de Hugo. Tandis qu’Emma tente de leur faire prendre conscience non seulement de l’injustice, mais de la souffrance induite par de tels propos.
M. Fanon s’entretient avec la maman de Hugo et promet de mettre un terme aux agressions verbales qu’il subit, tout en expliquant qu’il est important que les élèves prennent conscience des conséquences de leurs actes et qu’ils apprennent à se responsabiliser. Il en profite également pour s’inquiéter des habitudes alimentaires que Hugo a prises à la maison, en essayant de conseiller Mme Tournier sans la culpabiliser.

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Prévention tabac auprès des enfants

De la fumée plein les yeux

Pièce de Théâtre Interactif de Georges de Cagliari pour la prévention du tabagisme auprès des enfants

S’il est un message difficile à faire passer auprès des enfants c’est bien celui du tabagisme. Certes, sensibles à l’air du temps, ils savent que la cigarette est nocive et que fumer n’est pas « bien ».  Toutefois, cela reste abstrait et la réalité des dangers leur échappe, d’autant que s’il est un âge où le risque de maladie ou de mortalité est peu signifiant c’est bien l’âge de l’enfance.
Il importe donc de les amener à cette réalité par le biais de l’affect en interrogeant leur environnement. Toutefois la pièce ne doit pas être porteuse d’angoisse mais simplement la manifestation concrète d’un risque qu’il ne faut pas prendre que ce soit pour soi ou pour autrui.
Avec « De la fumée plein les yeux » une pièce ludique adaptée aux enfants malgré la gravité du sujet, la mémorisation de la nocivité tabagique s’ancre durablement dans les esprits.

Résumé de la pièce
Bastien est en admiration devant son grand frère Arnaud et il adore l’imiter.
Il s’invente des situations dont Arnaud est le héros, et où le triomphe s’exprime toujours par une cigarette fumée voluptueusement. Clémence, l’amie de Bastien n’est pas du même avis, elle explique à Bastien que son frère prend des risques en fumant et qu’elle ne voudrait pas qu’il lui arrive quelque chose. C’est pourquoi elle préfère que Bastien parle de foot plutôt que de cigarette. Bastien parle des dangers à son frère et l’implore d’arrêter. Devant le refus d’Arnaud d’arrêter de fumer, Clémence et Bastien développent toute une stratégie pour l’amener à ne pas mettre sa santé en danger, aidés par la mère de Bastien…

Prévention de la violence / enfants

Des pierres dans le cartable

DES PIERRES DANS LE CARTABLE, de Georges de Cagliari

Une pièce conçue pour les enfants de 6 à 10 ans pour la prévention de la violence

Monsieur Fabert est inquiet. Paul, un élève de sa classe anormalement taciturne et craintif fait une fugue. Par ailleurs depuis quelques temps, certains élèves sont inattentifs, instables, parfois violents.

Monsieur Fabert mène l’enquête. Lili, l’amie du terrible Jimmy et Aurélie « qui avait juré de garder le secret » apprennent tour à tour au professeur, que Paul est victime de racket, de pressions psychologiques de toutes sortes et même de violence de la part de son père. Monsieur Fabert propose à Aurélie de l’accompagner auprès de Paul « Pour que cette violence s’arrête, il faut que nous soyons tous unis… »

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En découvrant la réalité du monde, l’enfant se retrouve confronté à la violence sous ses divers aspects. Dans les rapports entre enfants, cette violence, manifeste ou latente imprègne forcément le monde de l’enfance et la confrontation avec les adultes n’en n’est pas, elle non plus, toujours exempt.

Dans la pièce « Des pierres dans le cartable », nous abordons le problème difficile de la violence parentale, de la violence verbale entre enfants, et même de la violence physique et psychologique sous la forme du racket…

Avec la pièce nous avons voulu prévenir, informer sans traumatiser, avec le souci constant de libérer la parole et de faire apparaître à l’enfant que les problèmes auxquels il était confronté pouvaient trouver leur solution auprès de son environnement adulte, pour peu qu’il sache discerner celui ou celle qui serait à même de l’entendre et de l’aider.

La dramaturgie est intimement liée à l’univers enfantin, afin que les jeunes spectateurs puissent à des degrés divers se reconnaître dans les personnages et par identification, trouver les éléments de réponse dont ils ont besoin, soit pour résoudre un problème personnel, soit pour contribuer à aider l’un des leurs dont ils sauraient les difficultés. Quelque soit le problème, la réponse minimale réside dans la prise de conscience que le monde n’est ni hostile, ni fermé, et que l’enfant trouvera toujours dans son environnement plus ou moins proche, quelqu’un capable de répondre à son appel.

L’environnement de l’enfant n’est pas aseptisé. Il est imprégné de la dureté des temps. Il importe donc d’amener l’enfant à l’affronter sans l’effrayer.
Même si la violence demeure périphérique, les ravages qu’elle peut produire sont tels que la seule façon de la désamorcer, est d’en parler et de faire parler sur elle.

 

 

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Prévention des risques liés à l’alcoolisation

PAROLE DE SINGE
de Georges de Cagliari

Face à un public d’adolescents et d’adultes, cette pièce a pour objectif de réfléchir à l’alcoolisme vécu dans les familles ou en société, mais aussi à l’alcoolisation de fin de semaine pratiquée par les jeunes eux-mêmes.
Le choix d’aborder l’alcoolisme parental et de le poser, permet aux jeunes qui en sont directement victimes, de le verbaliser et donc d’échapper au sentiment de honte qui souvent les assaille, de découvrir les moyens d’y faire face et parfois d’aider à le résoudre. Il pose aussi, l’alcoolisme comme une véritable toxicomanie pouvant être soignée, et en tout cas justifiant qu’on ait à son égard un maximum d’informations afin d’accompagner et d’orienter les personnes sans jugement.
La consommation occasionnelle de fin de semaine des jeunes est de nature très différente. Sa finalité est de « se casser » et là, la démarche est très proche d’une prise de drogue ponctuelle. Nous soulignons dans la pièce la multitude de comportements à risques que cette imprégnation alcoolique peut comporter (accident de la route, violence, abus sexuels, voire risques de contracter des maladies sexuellement transmissibles…).
« Parole de singe » aborde tous ces thèmes dans une pièce rigoureusement construite, appuyée sur l’expérience d’associations œuvrant depuis longtemps sur le terrain et sur des documents émanant des services de santé. D’expérience, nous avons constaté combien les jeunes sont réceptifs et avides de débattre, alors même qu’une pudeur sociale très marquée les empêche d’en formuler clairement la demande.

Résumé de la pièce

« Fini, juré, je ne boirai plus », cent fois Armand a entendu son père promettre cela à sa mère. De scènes de ménages en violence, la désagrégation familiale s’accroît, bien qu’André oscille sans cesse entre les tentations et la volonté de s’en sortir.
Il sera peut être aidé par Mélanie, qui pour l’avoir vécu et s’en être sortie sait jusqu’où peut aller l’alcoolisme au féminin.
Armand, le fils d’André voit autour de lui ses camarades « se casser », comme ils disent dans des beuveries de week-end où sous l’emprise de l’alcool le pire peut s’accomplir et tous les risques se concrétiser.

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Un poing c’est tout !

 » UN POING C’EST TOUT !  » de Georges de Cagliari

Une pièce de théâtre interactif en direction des adolescents et des jeunes adultes pour la prévention de la violence

Parler de la violence, vouloir la mettre en scène pour la montrer du doigt, pour qu’on y réfléchisse et s’il se peut permettre au jeune de se positionner contre elle, implique forcément de l’aborder sans le moindre esprit manichéen. Il importe avant tout d’en montrer les racines sociales, familiales, environnementales, non pas tant pour l’excuser, que pour en démonter le mécanisme infernal qui enchaîne celui qui s’en sert et celui qui la subit.

Dans cette pièce, le personnage principal est d’abord victime de la violence parentale, et s’il use lui même de violence, la dramaturgie souligne à quel point, cette violence sert de carapace à ses peurs et à ses incertitudes. Il est signifiant lorsque nous jouons cette pièce dans certains quartiers difficiles de voir l’évolution du public à qui nous la montrons. Dans un premier temps, l’identification au personnage violent se fait comme naturellement, puis devant l’absurdité de cette action,ses conséquences destructrices, la vision humaine et palpable des victimes, les positionnements changent et c’est à qui tentera d’apporter des réponses (parfois les plus radicales) pour tenter d’endiguer une violence qui comme nous l’a dit un de nos spectateurs « conduit tout le monde droit dans le mur ». Nous ne prétendons pas par cette pièce résoudre les problèmes posés par la violence, mais si une part importante de notre public en arrive à se positionner contre elle, c’est à coup sûr ouvrir la brèche pour qu’ un dialogue s’instaure et que des solutions apparaissent.

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Extrait de presse

La violence est multiple. Violence familiale, violence physique, violence verbale et psychologique, nous vivons dans un monde violent dont nous sommes les acteurs. La violence agresse et déstabilise. Que faire pour la canaliser, la comprendre et la transformer ? Laurent est à l’hôpital. Il a été frappé d’un coup de couteau. Il voit sa vie défiler à travers de nombreuses scènes de violence : dans le bus, en classe, avec sa petite amie, ses parents, ses copains…

Les quatre acteurs de la troupe s’expriment dans un langage simple. Les scènes reflètent le vécu du public. Immédiatement assimilées, elles déclenchent des prises de conscience, des réactions, le désir de se positionner face au sujet traité. A savoir : la violence. Le public a immédiatement réagi. Les jeunes ont essayé de trouver des solutions pour lutter contre cette violence de venue insupportable. Invités à venir s’exprimer sur scène, ils sont devenus acteurs de leurs propres suggestions. Les acteurs professionnels improvisent, le jeune libère sa parole sur scène et le public réagit. Le resquilleur dans le bus fait rire, le beau-père qui bat sa femme et son fils beaucoup moins. Dans une scène première, Brahim entre dans le bus sans ticket, répond au contrôleur avec violence. Le même Brahim, dans une scène finale, se transforme en psychiatre qui cherche des solutions pour apaiser les scènes de violences familiale. Ce type de rencontre est très intéressant. Il permet aux jeune de s’exprimer sur des sujets qui les touchent. Même si, comme le souligne un participant « c’est pas en un seul débat que tout va changer. Ça va me faire réfléchir pendant une semaine. Mais en tout cas ça fait du bien… »
Extrait de Mag’jeunes

 

destigmatisation du handicap psychique

Un peu de brume dans la tête

Un peu de brume dans la tête
de Georges de Cagliari

une pièce sur la destigmatisation du handicap psychique, créée dans le cadre de la Semaine Nationale d’Information sur la Santé Mentale en 2013 grâce au soutien des fondations CCAH, ARGIRC, KLESIA et de la fondation de France.

Résumé de la pièce :

Julie, atteinte de schizophrénie, a du mal à prendre son traitement médical. Pour elle,  « ce sont les autres qui sont malades, pas moi ».  Ses parents, effondrés à l’apparition de la maladie, vont tenter de s’informer de leur mieux auprès des médecins afin de soutenir leur fille au quotidien. C’est ce quotidien, qui se trouve souvent entaché d’idées préconçues et de préjugés, qui enferment et renvoient l’individu à sa solitude et à sa détresse.
La sœur de Julie, Marie, apprend qu’elle est enceinte. Léo, son compagnon, se pose alors des questions sur l’hérédité de la maladie.
Kamel a beaucoup de mal à descendre ses poubelles et la gardienne de l’immeuble est loin d’être tendre avec lui.
Heureusement, Julie se sent entourée par sa famille, et elle peut aussi partager ses angoisses, ses doutes, et ses espoirs, avec son copain Kamel, atteint de bipolarité, à qui elle fait découvrir les Groupes d’Entraide Mutuelle (GEMs). Ils souhaitent tous deux que les gens soient mieux informés sur les maladies psychiques et les regardent « comme des êtres humains à part entière, ni plus ni moins dignes de respect que n’importe qui ».