Archives pour la catégorie Santé Mentale

prev suicide

Prévention du suicide des ados

L’EFFILOCHE, de Georges de Cagliari

Une pièce de théâtre interactif pour la prévention du suicide des adolescents.
Parmi tous les sujets de société, le suicide est sans doute celui où la technique du théâtre interactif s’impose à l’évidence. En effet, toutes les études faites auprès des jeunes, soulignent certes l’importance de leur demande, mais aussi l’impossibilité d’en parler dans leur entourage quotidien.

cropped-suicide_ados1.jpgLe sujet demeure tabou dans le milieu familial et même entre eux, le silence prévaut dès qu’il s’agit de dire ses difficultés et son mal de vivre. Tous affirment qu’il leur serait plus facile d’en parler à quelqu’un d’extérieur. Dans le théâtre interactif, ce qu’on donne à voir et à entendre colle à la réalité mais l’écran des personnages rend la prise de parole possible et la libère en la dissociant du « je » redouté par l’implication directe qu’il impose.
Faire comprendre à ceux qui sont dans la souffrance qu’ils peuvent en parler et attendre une aide sans se voir rejetés dans l’anormalité ou la folie, faire sentir à tout un chacun que l’écoute, l’attention à l’autre peuvent empêcher le passage à l’acte et que si celui-ci survient dans son entourage, la culpabilisation doit s’effacer devant la volonté d’agir. Le monde actuel est porteur de stress et d’angoisses. Parmi beaucoup d’autres, la pression des études, l’angoisse d’un avenir incertain concourent à remplir la coupe amère du suicide. En parler, savoir qu’on peut agir sur lui, ça n’est pas seulement faire preuve de lucidité et de courage, c’est donner des chances supplémentaires à la vie.

Reportages  Radio   – Nostalgie Belgique

Emission 1   » Y’a d’la vie  » de Leslie Rijmenams

Emission 2   » Y’a d’la vie  » de Leslie Rijmenams

 

Résumé de la pièce

Muriel, une jeune fille agréable, sociable et aime de tous même si certains la trouvent un peu secrète n’a qu’une idée réussir ses examens et sa scolarité. C’est une « bûcheuse » qui habituellement a de bons résultats. Mais récemment un devoir hors sujet lui a fait chuter sa moyenne. Muriel s’en inquiète auprès de son professeur et on apprend que la copie contient des formules inquiétantes sur l’état psychologique de la jeune fille. Muriel veut travailler pour préparer rattraper cet échec. Mais Patrice, son petit ami, préfère qu’ils aillent ensembles à une soirée entre copains pour lui changer les idées. Elle refuse puis lorsque son amie Fathia s’en mêle, elle accepte de les rejoindre le soir après avoir dîné avec ses parents, avec qui elle a en ce moment de nombreuses occasions de s’accrocher. A la soirée, Michel est ivre et le ton monte. Muriel dit qu’elle le comprend et qu’elle ressent sa souffrance. Patrice s’agace, ils se disputent et se quittent fâchés. Le lendemain, les copains apprennent que Muriel est hospitalisée pour une tentative de suicide. Patrice et le groupe de la veille sont stupéfaits et se sentent coupables. Au début, tous déclarent ne pas comprendre son geste. Puis lentement la parole se délie. Un des garçons, Michel, qui passe pourtant pour le  » bon vivant  » de la bande, avoue penser au suicide peut-être par peur de rester chômeur comme son frère pendant de longues années et pour une autre raison plus profonde qu’il n’arrive pas à exprimer, d’autres expriment leur malaise. Tous réalisent qu’ils manquent d’attention à l’autre…

destigmatisation du handicap psychique

Un peu de brume dans la tête

Un peu de brume dans la tête
de Georges de Cagliari

une pièce sur la destigmatisation du handicap psychique, créée dans le cadre de la Semaine Nationale d’Information sur la Santé Mentale en 2013 grâce au soutien des fondations CCAH, ARGIRC, KLESIA et de la fondation de France.

Résumé de la pièce :

Julie, atteinte de schizophrénie, a du mal à prendre son traitement médical. Pour elle,  « ce sont les autres qui sont malades, pas moi ».  Ses parents, effondrés à l’apparition de la maladie, vont tenter de s’informer de leur mieux auprès des médecins afin de soutenir leur fille au quotidien. C’est ce quotidien, qui se trouve souvent entaché d’idées préconçues et de préjugés, qui enferment et renvoient l’individu à sa solitude et à sa détresse.
La sœur de Julie, Marie, apprend qu’elle est enceinte. Léo, son compagnon, se pose alors des questions sur l’hérédité de la maladie.
Kamel a beaucoup de mal à descendre ses poubelles et la gardienne de l’immeuble est loin d’être tendre avec lui.
Heureusement, Julie se sent entourée par sa famille, et elle peut aussi partager ses angoisses, ses doutes, et ses espoirs, avec son copain Kamel, atteint de bipolarité, à qui elle fait découvrir les Groupes d’Entraide Mutuelle (GEMs). Ils souhaitent tous deux que les gens soient mieux informés sur les maladies psychiques et les regardent « comme des êtres humains à part entière, ni plus ni moins dignes de respect que n’importe qui ».

depression seniors

Un si bel automne / seniors

Prévention de la dépression des personnes âgées
UN SI BEL AUTOMNE de G. de Cagliari

Cette pièce sur la dépression et les pulsions suicidaires dans le 3ème âge a été créée à la demande et avec la collaboration de la Mutualité sociale Agricole.

La particularité des personnes du 3ème âge est que les motivations dépressives évoluent et se modifient en fonction de l’âge. La première phase difficile à accepter, et donc porteuse de risque psychologique, est le passage de la vie active à la retraite, puis la conscience progressive de la perte des facultés physiques ou mentales, et l’angoisse, presque irrépressible de perdre son autonomie.

A cela s’ajoute fréquemment un sentiment de solitude, surtout en milieu rural. Il importait donc de montrer les différentes facettes du problème, de les traiter et de faire prendre conscience à la population concernée, que si le vieillissement est un problème inéluctable, son vécu dépend fortement de la façon dont on l’aborde, et de l’entourage social qu’on se donne. Une activité tournée vers les autres, la conscience que la vie demeure riche et potentiellement heureuse jusqu’au bout, pour peu qu’on échappe au repliement sur soi.

C’est tous ces aspects que traite « Un si bel automne », et l’accueil que nous avons reçu, les prises de parole que nous avons suscitées, montrent combien cet échange était bénéfique à cette tranche d’âge. Nous nous sommes efforcés aussi d’orienter cette population vers une vie associative plus intense, que ce soit auprès d’associations spécifiques au 3ème âge, ou plus largement, vers le milieu caritatif existant dans son environnement.

Faire que l’appétit de vie et le plaisir qui en découle ne cesse pas, contribue à une bonne hygiène mentale et même physique pour ceux que l’on appelle affectueusement les anciens.

extrait de presse

Lucien ouvre la pièce « Un si bel automne ». D’invisibles, mais bruyants copains d’atelier fêtent son départ à la retraite, sans voir que le Lucien, lui, se sent « flasque comme un sac vide ». Suivent le couple d’anciens agriculteurs Nicole et Rolland, qui dépriment et qui s’aiment mal, dans leur maison du bourg. Ils ont dû quitter la ferme pour ne pas s’engueuler avec leur fils, « un gars bien qui a repris la terre, mais qui fait à sa façon »…  Et il y a surtout Jacques Salin qui vient d’enterrer son chien, « le seul qui m’avait empêché de venir te rejoindre, Maria, quand tu es morte il y a deux ans ». Au facteur, qu’il n’a pas voulu faire entrer chez lui et qui lui lance « à demain ! », Jacques répond entre ses dents « compte là-dessus, va… »

Au fur et à mesure de la pièce, on découvre l’isolement, le repli sur soi, la peur de la perte d’autonomie, la besoin naissant d’user d’une canne, ou encore ces enfants, pourtant de vieux « quadra », qui dénient à leur veuf de père ou leur veuve de mère le droit à une nouvelle vie affective et sexuelle.

La voix d’un sexagénaire se noie dans un sanglot : « C’est mon histoire qu’ils ont écrite et qu’ils ont jouée. Enfin… la mienne et celle de plein d’autres qui sont ici. »
A côté, une dame tout sourire ajoute : « Oui, oui, leur pièce, c’est tout à fait la vie. »

Extraits d’un article de Patrick Angevin – Ouest France – 19/02/03