Archives pour la catégorie Violence

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Des coups et du silence / création octobre 2015

DES COUPS ET DU SILENCE, de Georges de Cagliari

Une pièce de théâtre interactif  destinée aux adultes pour lutter contre la violence.
Elle sera créée en octobre 2015 à Paris au Ministère de la Santé et de la Solidarité avec le soutien de la Ville de Paris (Mission Egalité) et la Région Ile de France en partenariat avec l’association Femmes pour le Dire, Femmes pour agir et du Ministère (délégation des droits de la femme).

Violences faite aux femmes : un problème grave et récurant
nécessitant une mobilisation collective, pour aider les femmes à se sortir de ce cauchemar.

Fort heureusement les violence faites aux femmes sont de moins en moins un sujet tabou. Toutefois, le fait que les médias en parlent ne réduit en rien le problème dans ce qu’il a de réel, de quotidien, et dans les mesures et les dispositifs qu’il impose pour sa résorption.

La difficulté d’un tel sujet est de faire comprendre à celles qui le
subissent, qu’elles sont victimes, uniquement victimes et qu’en
aucun cas tel ou tel aspect de leur personnalité et de leur comportement n’explique et moins encore ne justifie ce qu’elles subissent.

La pièce « Des coups et du silence » montre des situations concrètes traitées avec réalisme sans que jamais le public ne puisse être soupçonné de voyeurisme.

A chaque fois, les réactions libératoires des personnages féminins aidés parfois par leur environnement se font par une prise de conscience. Ainsi la victime retrouve sa dignité et l’estime d’elle-même que le persécuteur avait sciemment détruits.

Par touches délicates et successives, chaque cas est montré et la nécessité de refuser toutes ces situations est soulignée en mentionnant non seulement que cela est possible, mais qu’il existe des organismes et des structures à même d’aider les femmes.

Le caractère interactif de la pièce permettra dans un deuxième temps au public de s’exprimer sans que jamais la personne venant sur scène ne basculent dans le psychodrame ainsi protégée par l’écran du personnage qu’elle incarne. Par ailleurs, le débat qui succède à la pièce est toujours mené par une médiatrice rigoureusement formée à cet exercice délicat.

Par sa prise directe avec le vécu, par les solutions concrètes qu’elle propose, par la verbalisation authentique qu’elle permet, cette représentation est un outil précieux pour que les victimes franchissent le pas ou se confortent dans la décision de ne plus subir.

 

 

Prévention de la violence / enfants

Des pierres dans le cartable

DES PIERRES DANS LE CARTABLE, de Georges de Cagliari

Une pièce conçue pour les enfants de 6 à 10 ans pour la prévention de la violence

Monsieur Fabert est inquiet. Paul, un élève de sa classe anormalement taciturne et craintif fait une fugue. Par ailleurs depuis quelques temps, certains élèves sont inattentifs, instables, parfois violents.

Monsieur Fabert mène l’enquête. Lili, l’amie du terrible Jimmy et Aurélie « qui avait juré de garder le secret » apprennent tour à tour au professeur, que Paul est victime de racket, de pressions psychologiques de toutes sortes et même de violence de la part de son père. Monsieur Fabert propose à Aurélie de l’accompagner auprès de Paul « Pour que cette violence s’arrête, il faut que nous soyons tous unis… »

***

En découvrant la réalité du monde, l’enfant se retrouve confronté à la violence sous ses divers aspects. Dans les rapports entre enfants, cette violence, manifeste ou latente imprègne forcément le monde de l’enfance et la confrontation avec les adultes n’en n’est pas, elle non plus, toujours exempt.

Dans la pièce « Des pierres dans le cartable », nous abordons le problème difficile de la violence parentale, de la violence verbale entre enfants, et même de la violence physique et psychologique sous la forme du racket…

Avec la pièce nous avons voulu prévenir, informer sans traumatiser, avec le souci constant de libérer la parole et de faire apparaître à l’enfant que les problèmes auxquels il était confronté pouvaient trouver leur solution auprès de son environnement adulte, pour peu qu’il sache discerner celui ou celle qui serait à même de l’entendre et de l’aider.

La dramaturgie est intimement liée à l’univers enfantin, afin que les jeunes spectateurs puissent à des degrés divers se reconnaître dans les personnages et par identification, trouver les éléments de réponse dont ils ont besoin, soit pour résoudre un problème personnel, soit pour contribuer à aider l’un des leurs dont ils sauraient les difficultés. Quelque soit le problème, la réponse minimale réside dans la prise de conscience que le monde n’est ni hostile, ni fermé, et que l’enfant trouvera toujours dans son environnement plus ou moins proche, quelqu’un capable de répondre à son appel.

L’environnement de l’enfant n’est pas aseptisé. Il est imprégné de la dureté des temps. Il importe donc d’amener l’enfant à l’affronter sans l’effrayer.
Même si la violence demeure périphérique, les ravages qu’elle peut produire sont tels que la seule façon de la désamorcer, est d’en parler et de faire parler sur elle.

 

 

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Un poing c’est tout !

 » UN POING C’EST TOUT !  » de Georges de Cagliari

Une pièce de théâtre interactif en direction des adolescents et des jeunes adultes pour la prévention de la violence

Parler de la violence, vouloir la mettre en scène pour la montrer du doigt, pour qu’on y réfléchisse et s’il se peut permettre au jeune de se positionner contre elle, implique forcément de l’aborder sans le moindre esprit manichéen. Il importe avant tout d’en montrer les racines sociales, familiales, environnementales, non pas tant pour l’excuser, que pour en démonter le mécanisme infernal qui enchaîne celui qui s’en sert et celui qui la subit.

Dans cette pièce, le personnage principal est d’abord victime de la violence parentale, et s’il use lui même de violence, la dramaturgie souligne à quel point, cette violence sert de carapace à ses peurs et à ses incertitudes. Il est signifiant lorsque nous jouons cette pièce dans certains quartiers difficiles de voir l’évolution du public à qui nous la montrons. Dans un premier temps, l’identification au personnage violent se fait comme naturellement, puis devant l’absurdité de cette action,ses conséquences destructrices, la vision humaine et palpable des victimes, les positionnements changent et c’est à qui tentera d’apporter des réponses (parfois les plus radicales) pour tenter d’endiguer une violence qui comme nous l’a dit un de nos spectateurs « conduit tout le monde droit dans le mur ». Nous ne prétendons pas par cette pièce résoudre les problèmes posés par la violence, mais si une part importante de notre public en arrive à se positionner contre elle, c’est à coup sûr ouvrir la brèche pour qu’ un dialogue s’instaure et que des solutions apparaissent.

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Extrait de presse

La violence est multiple. Violence familiale, violence physique, violence verbale et psychologique, nous vivons dans un monde violent dont nous sommes les acteurs. La violence agresse et déstabilise. Que faire pour la canaliser, la comprendre et la transformer ? Laurent est à l’hôpital. Il a été frappé d’un coup de couteau. Il voit sa vie défiler à travers de nombreuses scènes de violence : dans le bus, en classe, avec sa petite amie, ses parents, ses copains…

Les quatre acteurs de la troupe s’expriment dans un langage simple. Les scènes reflètent le vécu du public. Immédiatement assimilées, elles déclenchent des prises de conscience, des réactions, le désir de se positionner face au sujet traité. A savoir : la violence. Le public a immédiatement réagi. Les jeunes ont essayé de trouver des solutions pour lutter contre cette violence de venue insupportable. Invités à venir s’exprimer sur scène, ils sont devenus acteurs de leurs propres suggestions. Les acteurs professionnels improvisent, le jeune libère sa parole sur scène et le public réagit. Le resquilleur dans le bus fait rire, le beau-père qui bat sa femme et son fils beaucoup moins. Dans une scène première, Brahim entre dans le bus sans ticket, répond au contrôleur avec violence. Le même Brahim, dans une scène finale, se transforme en psychiatre qui cherche des solutions pour apaiser les scènes de violences familiale. Ce type de rencontre est très intéressant. Il permet aux jeune de s’exprimer sur des sujets qui les touchent. Même si, comme le souligne un participant « c’est pas en un seul débat que tout va changer. Ça va me faire réfléchir pendant une semaine. Mais en tout cas ça fait du bien… »
Extrait de Mag’jeunes